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17 Mai 2012, St Pascal
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Malgré le départ de six titulaires notamment Djabou et Naïli, l’USMH a amorcé la saison avec une belle victoire sur le CABBA. Il faut dire que le mérite revient à son coach Boualem Charef qui démontre qu’il est l’un des meilleurs techniciens du pays. Intransigeant et très bavard sur le terrain avec ses poulains, Charef accorde très peu d’entretiens. Pour Le Soir, il a fait une exception.


Comment s’annonce ce premier championnat dit professionnel ?
Il fallait bien arriver au professionnalisme. Bon, en ce qui nous concerne, on a démarré comme la saison dernière. On ne sait pas où on va et il y a eu cette fois-ci le mois de Ramadan qui est arrivé en plein milieu de la préparation. C’est une période de jeûne que l’on n’avait pas vécue auparavant. Par conséquent, ce sera difficile pour la majorité des clubs du fait que ce n’est pas facile de maîtriser la période du Ramadan.
Pensez-vous que le Ramadan aura des répercussions sur ce championnat ?

Il aura des répercussions sur de nombreuses rencontres et peut-être même sur les résultats. Bon, pour en revenir au professionnalisme, je crois qu’il faut attendre au moins deux ans encore.
A l’intersaison, l’USMH a perdu deux pièces maîtresses, Djabou et Naïli. Vous regrettez leur départ ?
Il n’y a pas seulement Djabou et Naïli. Je regrette également les départs de Aïssaoui, Abbès, Boutrig, Choukri et Meberakou.
Et vous avez déclaré qu’ils sont partis contre votre gré. Mais avez-vous essayé de les retenir ?

Je n’ai rien pu faire. C’est le club qui n’a pas pu les retenir. Bon, on a perdu nos meilleurs éléments, mais Allah ghaleb. Maintenant, avec mon staff technique et les dirigeants, je vais m’attacher à monter une équipe compétitive.
Et les supporters ne semblent pas avoir compris vos difficultés et ils vous ont insulté et agressé lors d’un match amical face au NAHD. Ce jour-là, n’aviez-vous pas envie de tout lâcher ?

Non, parce que les gens n’attendent que cela. Ce sont uniquement certains supporters téléguidés qui m’ont insulté. Je ne suis pas idiot. Ces supporters avaient des relations avec certains membres du bureau éjectés du club. Je ne peux abandonner l’équipe dès qu’une difficulté se présente. D’ailleurs, j’ai des problèmes avec certains joueurs qui n’acceptent pas mes coups de colère.
Mais eux, ils ne vous ont ni insulté ni agressé…

Non, pas à ce point, mais je tiens à vous rappeler que ce qui m’avait énervé lors du match amical contre le NAHD, ce n’est pas le supporter qui m’insulte, mais le service d’ordre qui n’a pas du tout réagi et qui ne m’a pas protégé. Je suis avant tout un citoyen comme les autres et si je suis agressé dans la rue et que je fasse appel à un policier, il a le devoir de me protéger, d’autant plus que j’étais dans l’exercice de mes fonctions.
Djabou vient d’être appelé en sélection. Vous qui le connaissez bien, pensez-vous qu’il a un bel avenir internationnal ?

Moumen est actuellement à 70% de ses possibilités. S’il est mis dans de bonnes conditions de travail, il peut encore progresser énormément. Seulement, il faut être patient et intelligent avec lui.
Ce qui veut dire ?
Sur le plan tactique, il faut savoir l’utiliser parce qu’il a un talent fou.
Quelle est sa meilleure position sur le terrain, selon vous ?

Son meilleur positionnement, c’est à droite.
Un peu à la Lionel Messi au FC Barcelone ?

Oui, un peu. Ce n’est ni un attaquant de pointe, ni un véritable milieu de terrain. C’est plutôt un joueur de soutien qui aime bien partir de derrière.
Quels sont les objectifs de l’USMH cette saison ?

Faire aussi bien que la saison dernière, c’est-à-dire accrocher la cinquième place et pourquoi pas la quatrième pour avoir le droit d’être qualifié à une compétition internationale.
Vous avez été l’élève de Rabah Saâdane. Un commentaire sur son limogeage ?

C’est l’Afrique.
Et c’est tout ?
Oui, nous sommes en Afrique et on doit s’attendre à toutes les réactions inimaginables.
Si jamais on vous demandait de revenir à la tête de la sélection, que diriez-vous ?

Je sais que, pour le moment, on ne m’appellera pas.
Mais vous venez de dire que nous sommes en Afrique…
Mais sur ce point, je suis formel, je sais que l’on ne me sollicitera pas pour le poste d’entraîneur national.

Tags associés : Charef, parle

J'kaz !
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Lundi 27 Septembre 2010Poster un commentaire
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